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La conjoncture générale agricole bimestrielle 2016

la conjoncture de novembre

Les cultures de printemps pâtissent du manque d’eau

Pour la deuxième année consécutive, les cultures de printemps ont souffert d’un été sec. La déconvenue se dessine pour les récoltes de maïs, notamment pour les parcelles non irriguées. Toutes les cultures semblent touchées. Les rendements en betteraves et pommes de terre s’annoncent en retrait. Les fruits et légumes ont également souffert de la sécheresse estivale.

Les cours des céréales renouent avec la fermeté. Les disponibilités régionales réduites en blé meunier et en maïs vont perturber les approvisionnements.

Les vendanges passées, la déception est là, avec un tiers de la récolte perdue en raison d’évènements climatiques en cascade. Certaines parcelles sont sévèrement touchées. Seul espoir, la qualité serait au rendez-vous.

Les cours des bovins interrompent leur chute. Après des semaines d’embellie, les cours du porc sont entraînés dans une spirale baissière, la Chine se tournant vers l’Amérique du Nord pour approvisionner. Les cours de l’agneau fléchissent face à une consommation intérieure en berne.

la conjoncture de novembre 2016 - la publication (format pdf - 940.9 ko - 21/11/2016)
la conjoncture de novembre 2016 - les données (format xls - 249.5 ko - 21/11/2016)

la conjoncture de septembre

2016, annus horribilis : après le déluge et le printemps perdu, la sécheresse

Le bilan de la récolte des céréales à paille est rude, avec une production en chute libre. Une météo implacable, enchaînant douceur, pluies diluviennes et faible ensoleillement, a très durement touché les rendements. La menace vient désormais de la sécheresse, notamment pour les maïs non irrigués.

Bien que la production hexagonale affiche une baisse drastique, l’abondance de grains attendue sur le marché mondial est telle que les cours se montrent presque indifférents. La météo laisse aussi des séquelles sur les productions légumières et fruitières avec des récoltes qui s’annoncent tardives et des volumes en baisse. La morsure des gelées d’avril promet une petite vendange.

Les cours de l’agneau et du porc affichent un dynamisme inconnu des bovins qui ne parviennent pas à retrouver les prix de l’année dernière.

la conjoncture de septembre 2016 - la publication (format pdf - 879.1 ko - 20/09/2016)
la conjoncture de septembre 2016 - les données (format xls - 252 ko - 21/09/2016)

la conjoncture de juin

Des récoltes suspendues aux méfaits d’un printemps exécrable

Pas de joli mois de mai cette année, ponctué de plus par un épisode pluvio-orageux d’une exceptionnelle intensité. La pression sanitaire s’accentue, alors que viroses, gel et limaces ont déjà bien entamé les conditions de culture des céréales.

La fraîcheur et la pluviométrie printanière n’ont stimulé ni la consommation, ni la production des fruits et légumes. Sans préjuger des dégâts encore à évaluer, les précipitations record de fin mai ont
d’ores et déjà perturbé la logistique des livraisons.

Les gelées du mois d’avril ont touché les vignes de la région. Les domaines frappés d’une baisse de récolte ne pourront pleinement profiter de la hausse des prix.

Météo maussade et offre abondante lestent les cours des viandes. Les prix des bovins ne sont que difficilement reconduits grâce au fléchissement des disponibilités en cette période de travaux saisonniers.
Seul le cours du porc se redresse, tiré par l’export vers les pays tiers.

la conjoncture de juin 2016 - la publication (format pdf - 894.4 ko - 16/06/2016)
la conjoncture de juin 2016 - les données (format xls - 72 ko - 16/06/2016)

la conjoncture d’avril

La pluie s’est calmée, les travaux reprennent dans les champs.

Les cultures de printemps sont en cours d’emblavement, avec des soles globalement en baisse. L’abondante pluviométrie réduit les plages disponibles pour intervenir sur les cultures et réaliser les
semis. En dépit d’une demande internationale un peu plus tonique en blé tendre, l’origine française pâtit toujours d’un contexte très concurrentiel.

La fin de saison des fruits et légumes d’hiver se profile. Poireaux, pommes et poires se sont écoulés sans euphorie. Précoce, le concombre connaît un début de campagne chahuté. Les premières récoltes de fraises et de laitues sont attendues courant avril.

Les prix des vins du Val de Loire confirment une progression enviable. Le débourrement de la vigne est proche.

La fièvre catarrhale ovine (FCO) ne semble pas trop perturber les cours des broutards, notamment vaccinés, qui affichent une belle progression en mars. L’agneau demeure une valeur sûre des fêtes
de Pâques. Le cours du porc charcutier se stabilise.

la conjoncture d’avril 2016 - la publication (format pdf - 1.2 Mo - 21/04/2016)
la conjoncture d’avril 2016 - les données (format xls - 49 ko - 19/04/2016)

la conjoncture de février

Faute de conditions hivernales, les cultures se développent à grande vitesse.

Les surfaces de blé dur confirmeraient leur retour alors que les cultures de printemps se réduiraient. Les surfaces de blé tendre stagnent, en lien probablement avec la perte d’attractivité des prix.

Après deux mois de baisse successive, les cours du blé et de l’orge ont désormais atteint leur plus bas niveau depuis six ans.

Ni le marché national ni les exportations ne montrent de réels signes de dynamisme. A l’exception du maïs, FranceAgriMer revoit à la baisse les prévisionnels d’utilisation de la récolte 2015.

Les vins du Val de Loire ont le vent en poupe et renchérissent. La vendange 2015, annonciatrice d’un cru bon, voire excellent, arrive dans ce contexte favorable. Les volumes d’achats du négoce varient selon les appellations.

L’arrivée massive de vaches et génisses dans les abattoirs fait baisser les cours, d’autant que la consommation de viande bovine reste atone.

la conjoncture de février 2016 - la publication (format pdf - 760.6 ko - 12/02/2016)
la conjoncture de fevrier 2016 - les données (format xls - 291 ko - 15/02/2016)