La conjoncture générale agricole bimestrielle 2026
LA CONJONCTURE D’AVRIL
Le conflit au Moyen-Orient rend les marchés des matières premières et de l’énergie très instables. Les cours des céréales et oléoprotéagineux sont volatils mais haussiers, malgré des stocks encore importants. Dans la région, après un mois de février particulièrement pluvieux et peu propice aux travaux, les conditions météorologiques de mars permettent l’avancement des cultures de printemps, des désherbages et des apports d’engrais. Les stades de développement des cultures sont en avance et le gel de mars touche les cépages précoces déjà débourrés. Avec la variabilité de la météo, les ventes de fruits et légumes sont irrégulières et le marché du poireau reste en crise. Les abattages d’animaux s’essouflent en février, hormis ceux des ovins. Le cours de l’agneau est soutenu, ceux des bovins se maintiennent et celui du porc conserve sa tendance baissière. En février, les prix des produits agricoles reculent légèrement et ceux des intrants sont plutôt haussiers.
LA CONJONCTURE DE FEVRIER
L’abondance des récoltes mondiales et des stocks fait pression à la baisse sur les cours des grandes cultures, mais les tensions géopolitiques et la conjoncture internationale engendrent de la volatilité et déstabilisent les marchés agricoles. Dans la région, grâce à la météo favorable à l’automne, les récoltes des cultures d’été et les semis des cultures d’hiver se sont déroulés dans de bonnes conditions. La campagne 2025/2026 démarre bien au plan agronomique. Dans les vignes, le temps est au repos végétatif et à la taille. L’activité commerciale en vins reste en berne. En fruits et légumes, la consommation reste modérée et les marchés sont moroses.Les abattages d’animaux sont en hausse en décembre, notamment en volailles avec les fêtes de fin d’année. La tension sur l’offre maintient toujours les prix des bovins mais le prix du porc poursuit sa baisse. En décembre, les prix des produits agricoles à la production et les coûts des intrants reculent légèrement.