La conjoncture générale agricole bimestrielle 2026
LA CONJONCTURE DE JUIN
Les marchés des céréales sont ballotés entre les tensions géopolitiques au Moyen-Orient, les
incertitudes climatiques dans les grands pays producteurs et des bilans mondiaux confortables.
Dans la région, les conditions de culture sont bonnes mais se dégradent quelque peu en raison de la météo. Les vignes sont saines dans l’ensemble et la nouaison se termine. Les fruits et légumes de printemps arrivent précocement en avril sur le marché. L’activité commerciale est irrégulière du fait d’une météo instable, de la concurrence inter-régions voire européenne et d’une demande globalement insuffisante. Les abattages reculent en avril mais restent supérieurs à ceux de l’année précédente. Les cours des bovins et des ovins baissent alors que ceux du porc restent stables. En avril, les prix des produits agricoles reculent légèrement alors que ceux des intrants grimpent avec les prix de l’énergie et des engrais.
LA CONJONCTURE D’AVRIL
Le conflit au Moyen-Orient rend les marchés des matières premières et de l’énergie très instables. Les cours des céréales et oléoprotéagineux sont volatils mais haussiers, malgré des stocks encore importants. Dans la région, après un mois de février particulièrement pluvieux et peu propice aux travaux, les conditions météorologiques de mars permettent l’avancement des cultures de printemps, des désherbages et des apports d’engrais. Les stades de développement des cultures sont en avance et le gel de mars touche les cépages précoces déjà débourrés. Avec la variabilité de la météo, les ventes de fruits et légumes sont irrégulières et le marché du poireau reste en crise. Les abattages d’animaux s’essouflent en février, hormis ceux des ovins. Le cours de l’agneau est soutenu, ceux des bovins se maintiennent et celui du porc conserve sa tendance baissière. En février, les prix des produits agricoles reculent légèrement et ceux des intrants sont plutôt haussiers.
LA CONJONCTURE DE FEVRIER
L’abondance des récoltes mondiales et des stocks fait pression à la baisse sur les cours des grandes cultures, mais les tensions géopolitiques et la conjoncture internationale engendrent de la volatilité et déstabilisent les marchés agricoles. Dans la région, grâce à la météo favorable à l’automne, les récoltes des cultures d’été et les semis des cultures d’hiver se sont déroulés dans de bonnes conditions. La campagne 2025/2026 démarre bien au plan agronomique. Dans les vignes, le temps est au repos végétatif et à la taille. L’activité commerciale en vins reste en berne. En fruits et légumes, la consommation reste modérée et les marchés sont moroses.Les abattages d’animaux sont en hausse en décembre, notamment en volailles avec les fêtes de fin d’année. La tension sur l’offre maintient toujours les prix des bovins mais le prix du porc poursuit sa baisse. En décembre, les prix des produits agricoles à la production et les coûts des intrants reculent légèrement.
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